• Morgan Bonin

Marché immobilier dans le clunisois : les tendances post-Covid

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Il est important de constater qu’entre 2010 et 2020, les prix sur le territoire national ont progressé de 101 %, doublant ainsi la valeur du patrimoine immobilier des français propriétaires. Source : money.co.uk Indépendamment de l’inflation (1% par an) et l’augmentation des salaires (+3% en 10 ans), c’est bien entendu les taux d’emprunts bas qui soutiennent cette augmentation nationale des prix.


Située au cœur de la Bourgogne du Sud, entre Mâcon et Chalon-sur-Saône, la région ou « micro-région » du Clunisois est délimitée par ses principales frontières avec le Charolais, le Beaujolais, le Brionnais et le Mâconnais. Les activités touristiques, économiques et de loisirs gravitant autour de Cluny ainsi que la qualité de vie au sein de la cité valorisent chaque année son patrimoine immobilier si convoité.


Les prix de l’immobilier ne cessent d'augmenter à l’échelle nationale, qu’en est-il à l’échelle locale ?


L'abbaye de Cluny depuis la rue Kenneth John Conant - Devant l'Hôtel de Bourgogne Cluny (71)
L'abbaye de Cluny depuis la rue Kenneth John Conant - Devant l'Hôtel de Bourgogne Cluny (71)

En tant qu’acteur local dans la vente de maisons et propriétés à Cluny et ses alentours, les membres de notre équipe Story’s Bourgogne du Sud ont constaté certains changements dans les habitudes de concevoir le logement.


La transformation du marché du travail, notamment avec la possibilité de travailler « à la maison » ou d’être « nomade digital », a eu un effet sur les marchés immobiliers ruraux, parfois à l’instar des marchés immobiliers citadins.


Dynamisée par le phénomène actuel d’exode urbain, la région de Cluny profite de l’apparition d’acheteurs provenant des grandes métropoles lyonnaise et parisienne.




Le point de vue des conseillers immobiliers Story's


Afin d’être au cœur des tendances du marché et pour compléter notre article, nous avons réalisé une mini interview avec Jean-Michel Keim et Laurence Saint-Jean, collaborateurs Story’s dans le secteur de Cluny et de Bourgogne du Sud.



Dans quel état d’esprit sont les vendeurs ?


Jean-Michel Keim : les propriétaires vendeurs sont de plus en plus exigeants sur la question du prix. Par contre, ils sont à l’écoute de nos conseils et arrivent plus facilement à nous faire confiance avec des mandats exclusifs, comprenant que c’est à leur avantage.


Laurence Saint-Jean : les vendeurs sont à la fois contents car la valeur de leur maison a augmenté mais aussi inquiets quand ils sont eux-mêmes acquéreurs pour se reloger : ils ne trouvent pas beaucoup de biens et cela les amènent parfois à retarder leur projet de vente.



Quels sont les impacts de la crise coronavirus sur le marché clunisois ?


Jean-Michel Keim : principalement l’augmentation de la demande, donc des prix. Mais également le changement des mentalités. Le changement des mentalités vendeurs comme acquéreurs provoquant un basculement du marché : commercialisation plus rapide, plus de concurrence avec nos confrères et réactivité indispensable.


Laurence Saint-Jean : une hausse des prix importante, de l'ordre de 20 à 25 % car la demande est bien supérieure à l'offre



Le profil des acheteurs est-il différent ?


Jean-Michel Keim : beaucoup de nouveaux profils issus des grandes villes, une sorte d’exode vers les campagnes d’une clientèle avec un pouvoir d’achat élevé. Nous avons moins de clientèle étrangère qu’auparavant. L’accroissement du télétravail et je pense le changement des mentalités nous a permis d’hériter de nouveaux profils d’acquéreurs : plus jeunes, plus dynamiques et à la recherche d’espace pour leur développement familiale. Les étrangers en recherche de résidence secondaire sont en revanche beaucoup moins présents.


Laurence Saint-Jean : depuis la fin du premier confinement, de très nombreuses personnes ont décidé de trouver une maison avec un jardin, notamment les citadins des grandes villes (Paris, Lyon) mais aussi de Mâcon, et c'est nouveau, de Haute Savoie (secteur très urbanisé et très cher pour sa proximité avec la Suisse). Le souhait principal des nouveaux acquéreurs est de trouver un cadre de vie plus agréable, plus proche de la nature. Ils peuvent s'éloigner de leur lieu de travail habituel grâce à la généralisation du télétravail ou bien chercher une reconversion professionnelle. Ils cherchent avant tout à changer de rythme de vie, profiter plus de leurs enfants. Nous avons donc des acquéreurs plus jeunes, en activité. Les étrangers sont moins nombreux eu égard aux conditions sanitaires qui amènent des restrictions aux frontières.



Quel est le délai moyen pour la vente d’un bien recherché dans le clunisois ?


Jean-Michel Keim : une maison prix du marché peut se vendre en moins d’une semaine, le temps d’organiser les visites bien sûr. Je n’accepte jamais d’offre sans visite. La demande est élevée, certains produits se vendent en quelques heures et parfois même avec des surenchères, comme l’un de nos derniers dossiers de vente d’une maison à Cluny.


Laurence Saint-Jean : les biens qui sont proposés au bon prix sont vendus très vite, souvent à la première visite. Pour autant, il ne faut pas croire que les acquéreurs sont prêts à faire n'importe quoi, les prix doivent rester en adéquation avec les forces et les faiblesses de chaque bien. Notre expertise est alors primordiale pour accompagner au mieux les vendeurs.



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